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Handcycle Heaven Le paradis du vélo à main

Handcycle Heaven – featured image

Author: Seth McBride — New Mobility Magazine, July 1, 2019

I drive north to see a guy about an adaptive bike. 850 miles, one international border, five cups of coffee and a night sleeping in the back of my car on the edge of a quiet lake in Central British Columbia. It's a long way to go for a test ride, but then again, Christian Bagg isn't selling just any bike.

Bagg, 44, is the founder of Bowhead, a company that makes adaptive off-road bikes. He's also a C6-7 quad — he was paralyzed in a snowboarding accident at age 21. He's been building these bikes in his garage in Kelowna, BC, for 17 years, and the Reach, his first mass-produced model, is unlike anything I've ever ridden.

The Reach is a hand-powered, three-wheeled recumbent bike designed for off-road use. It has a carbon fiber frame, full suspension, and hydraulic disc brakes. The rider sits low, almost on the ground, and uses a hand crank to drive the rear wheel. The bike weighs about 45 pounds and can handle trails that would be impossible for a standard handcycle.

"It's not a disability product," Bagg says. "It's an adventure sports product. The difference matters."

Bagg is a compact, intense guy with a quick smile and a tendency to talk with his hands — not easy to do from a wheelchair, but he manages it. He's been riding his own designs since the late 1990s, when he started building bikes in his parents' garage in Calgary. He studied mechanical engineering at the University of Calgary, and his thesis project was an early version of the Reach.

The company has grown slowly and deliberately. Bagg has bootstrapped it from the start, refusing outside investment. There are currently about 30 Reaches in the world, at prices ranging from $8,000 to $15,000 depending on configuration. Bagg expects to make about 50 this year, ramping up to 100 next year.

"I could have taken VC money and scaled up fast," he says. "But I didn't want to compromise the product. I wanted to make sure every bike was right."

The Reach has found its way to some remarkable places. There are Reaches on trails in New Zealand, in the Alps, in the mountains of Colorado. Some riders have taken them on multi-day backcountry trips. A few have entered them in adaptive mountain bike races.

I spend a day riding with Bagg on trails outside Kelowna. He's an effortless rider, spinning up climbs that leave me gasping. The Reach is genuinely fun to ride — fast and precise on the descents, surprisingly capable on loose rock and roots.

"The goal was always to make something that non-disabled people would want to ride," Bagg says. "If it's good enough for everyone, it's definitely good enough for people with disabilities."

He's also working on a new model, the Craft, designed for more casual trail riding. It will be lighter and less expensive than the Reach, aimed at riders who want to explore but don't need the full race-ready capability of the flagship bike.

Bagg is thoughtful about the tension between accessibility and performance. He wants to make bikes that are within reach of more people, but he's not willing to sacrifice the quality that makes the Reach special.

"The adaptive sports market is full of compromises," he says. "Products that are almost good enough, that work most of the time. I'm trying to make something that has no compromises. Something that's just good."

Auteur : Seth McBride — New Mobility Magazine, 1er juillet 2019

Je prends la route vers le nord pour rencontrer un gars à propos d'un vélo adapté. 850 milles, une frontière internationale, cinq cafés et une nuit à dormir à l'arrière de mon char au bord d'un lac tranquille dans le centre de la Colombie-Britannique. C'est loin pour un essai, mais Christian Bagg ne vend pas n'importe quel vélo.

Bagg, 44 ans, est le fondateur de Bowhead, une entreprise qui fabrique des vélos adaptés hors route. C'est aussi un quadraplégique C6-7 — il a été paralysé dans un accident de planche à neige à 21 ans. Il construit ces vélos dans son garage à Kelowna, en Colombie-Britannique, depuis 17 ans, et le Reach, son premier modèle de production en série, ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà conduit.

Le Reach est un vélo couché à trois roues propulsé à la main, conçu pour le hors route. Il a un cadre en fibre de carbone, une suspension intégrale et des freins à disque hydrauliques. Le cycliste est assis bas, presque au sol, et utilise une manivelle à main pour entraîner la roue arrière. Le vélo pèse environ 20 kilos et peut affronter des sentiers qui seraient impossibles pour un vélo à main standard.

« Ce n'est pas un produit pour personnes handicapées, dit Bagg. C'est un produit de sport d'aventure. La nuance est importante. »

Bagg est un gars compact et intense avec un sourire rapide et une tendance à parler avec ses mains — pas facile à faire en fauteuil roulant, mais il y arrive. Il roule avec ses propres créations depuis la fin des années 1990, quand il a commencé à construire des vélos dans le garage de ses parents à Calgary. Il a étudié en génie mécanique à la University of Calgary, et son projet de thèse était une version préliminaire du Reach.

L'entreprise a grandi lentement et délibérément. Bagg l'a autofinancée depuis le début, refusant les investissements extérieurs. Il y a actuellement environ 30 Reach dans le monde, à des prix allant de 8 000 $ à 15 000 $ selon la configuration. Bagg prévoit en fabriquer environ 50 cette année, pour ensuite augmenter à 100 l'année suivante.

« J'aurais pu prendre du capital de risque et grossir vite, dit-il. Mais je ne voulais pas faire de compromis sur le produit. Je voulais m'assurer que chaque vélo soit parfait. »

Le Reach s'est retrouvé dans des endroits remarquables. Il y a des Reach sur des sentiers en Nouvelle-Zélande, dans les Alpes, dans les montagnes du Colorado. Certains cyclistes les ont emmenés en expéditions de plusieurs jours en arrière-pays. Quelques-uns les ont inscrits à des courses de vélo de montagne adapté.

Je passe une journée à rouler avec Bagg sur des sentiers aux alentours de Kelowna. C'est un cycliste d'une aisance naturelle, qui grimpe les côtes en tournant les manivelles pendant que je suis à bout de souffle. Le Reach est véritablement plaisant à conduire — rapide et précis en descente, étonnamment capable sur la roche meuble et les racines.

« L'objectif a toujours été de fabriquer quelque chose que les personnes non handicapées voudraient conduire, dit Bagg. Si c'est assez bon pour tout le monde, c'est certainement assez bon pour les personnes en situation de handicap. »

Il travaille aussi sur un nouveau modèle, le Craft, conçu pour des randonnées de sentier plus décontractées. Il sera plus léger et moins cher que le Reach, destiné aux cyclistes qui veulent explorer sans avoir besoin de toute la capacité de course du modèle phare.

Bagg réfléchit beaucoup à la tension entre l'accessibilité et la performance. Il veut fabriquer des vélos à la portée d'un plus grand nombre de personnes, mais il refuse de sacrifier la qualité qui rend le Reach si spécial.

« Le marché du sport adapté est rempli de compromis, dit-il. Des produits qui sont presque assez bons, qui fonctionnent la plupart du temps. Moi, j'essaie de fabriquer quelque chose sans aucun compromis. Quelque chose qui est tout simplement bon. »